Extrait du livre
"Prévessin-Moëns"

Le moulin de Vésegnin"
La querelle
du ruclonnage




Démographie



Comment s'appellent
les habitants de
notre commune?
 


La querelle du ruclonnage

"Emoi en ce début de l'année 1840 autour du bâtiment de la fruitière de Prévessin: le conflit qui oppose depuis plusieurs mois déjà le fruitier et le conseil d'administration à l'ancien propriétaire du terrain, Jean Gruaz, vient de prendre une sale tournure.

De quoi s'agit-il? Vendeur de la parcelle sur laquelle a été construit le bâtiment de la fruitière et toujours propriétaire des terrains voisins, Jean Gruaz se comporte comme s'il prenait un malin plaisir à entraver la bonne marche de la fromagerie et à faire sentir qu'il est toujours chez lui. Vers 1835, il a planté une vigne au nord du bâtiment, presque au raz des murs. "Cela gêne la circulation de l'air et au moment de la floraison, les exhalaisons qui s'échappent sont extrêment nuisible à la conservation du lait qu'elles font toujours tourner à l'acide." Non content de cela, Gruaz "s'est permis de ruclonner constamment la cour de la fruitière comme s'il en était le propriétaire". (Traduction: il râcle consciencieusement tout l'engrais animal résultant du stationnement des chevaux et des boeufs dans la cour!) Enfin, "il a creusé dans ladite cour un aqueduc qui la traverse diagonalement".

Bref, la situation n'est plus tenable, et le conseil d'administration de la fruitière (Gaspard Rouph, président, Thomas Caillat, André Aillod et Christ Claus, propriétaire) s'est vu dans l'obligation, le 20 février 1840, d'assigner le sieur Gruaz devant le Tribunal civil de Gex. Ils demandent qu'ils soit enjoint d'extirper et d'arracher la vigne; de détruire et supprimer l'aqueduc; de ne plus ruclonner à l'avenir."


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